« La françafrique hoquète et quelque part dans ce cimetière, Marcus Garvey pousse des youyou de victoire, lui qui l’a conçu 100

ans avant nous », soutient celle-ci.

« Le Panafricanisme a gagné ; et les jeunes africains rêvent grand ! Ils rêvent panafricain ! Ils rêvent d’une Afrique en totalité, d ‘une Afrique non segmentée, d’une Afrique tournée vers elle-même et qui se développe de l’intérieur. Le panafricanisme a gagné. Et même si nos dirigeants essaient de tricher, ils sont désormais soumis aux idéaux panafricains ! Ils savent que s’ils veulent rester au pouvoir, il leur faut avoir un vocabulaire panafricain, des gestes panafricains », soutient l’auteure de l’homme qui m’offrait le ciel dans une récente analyse.

Pour elle, le panafricanisme a gagné. Il est dans l’esprit de ce jeune qui marche. Il se promène dans les cellules de ce bébé africain en gestation. « Il est dans la respiration de cette jeune fille qui court vers ses lendemains. Le panafricanisme a gagné ! La françafrique hoquète et quelque part dans ce cimetière, Marcus Garvey pousse des youyou de victoire, lui qui l’a conçu 100 ans avant nous ».

Je pense ici à ceux qui nous ont rejoint, tous ces anonymes ou pas, sans qui le panafricanisme n’aurait pas grandi

« Et N’Krumah danse. Et Khadafi applaudit tandis que Senghor écarquille des yeux :  » Waouh ! Ils ont réussi malgré les milles bâtons dans les roues ! »  Le panafricanisme a gagné et les tenants de l’afropolitanisme peuvent aller se coucher, exténué bien avant la naissance de ce concept. Et le panafricanisme a gagné et personne n’y croyait vraiment, pas nous même lorsque nous menions ce combat 25 ans auparavant », poursuit-elle.

« Je pensais qu’il adviendrait, je l’espérais, je voulais y croire, j’y ai cru. Je pense ici à Djibril Ngningue, au professeur Assani Fassassi, ces grands hommes qui m’ont encouragée dans ce combat. Je pense ici à ceux qui nous ont rejoint, tous ces anonymes ou pas, sans qui le panafricanisme n’aurait pas grandi. Je pense ici au petit frère Kémi Sabba qui continue à creuser, à creuser, pour que tout advienne », a conclu  Calixthe Beyala.

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